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Comment curer un étang?

Comment curer un étang?

Le curage d’un étang consiste en l’extraction des matières accumulées dans l’eau. En général, on cure un étang suite à des excès de matière organique. La vase est en général le problème principale rencontré dans la plupart des étangs. 

Il s’agit d’une opération délicate pourtant, indispensable pour préserver l’équilibre naturel de votre étang. L’objectif fondamental du projet est son désengorgement. Si on laisse un étang s'envaser, il risque de s'eutrophier et de se transformer en marais. Il est important de procéder à un curage approprié. Certains étangs dont le biotope est fragile sont sensible à des curages de vase mécanique. Il existe plusieurs solutions pour curer naturellement des bassins sur le long-terme. 

Autrement dit, curer un étang revient à restreindre les engorgements par l’exportation des sédiments accumulés dans l’eau. Plusieurs techniques permettent, en effet de parvenir à cette fin.

Dans cet article, nous revisitons les techniques les plus connues autant que nous évoquerons quelques méthodes, à priori moins connues mais qui n’ont pas manqué de faire leurs preuves. Si chacune de ces techniques a ses avantages et ses limites, il ne faut pas perdre de vue que curer un étang pourrait, également nécessiter un investissement et, donc un budget conséquent qui est intimement lié à la technique de curage choisie. C’est certainement en tenant compte de ces différents aspects (coût, efficacité, respect de l’environnement, etc.) qu’une option sera faite.

Le curage dit mécanique

Cette méthode de curage des étangs se fait grâce au recours à des engins mécaniques. Il s’agit du déploiement de godets qui, depuis la berge ou la surface de l’étang ou encore depuis le fond de l’étang, parvient à extraire les matériaux encombrants. Plusieurs types de machines sont utilisés lors de cette opération. On peut citer la pelle hydraulique (facile à manier, elle est adaptée aux étangs avoisinant les 15 mètres de largeur) ; la pelle araignée (utilisable depuis la berge mais également dans l’eau, elle est tout de même impossible d’utilisation dans les périmètres marécageuses) ; la pelle à godet sur ponton (elle est utilisable pour les étangs allant jusqu’à 20 m de largeur) ; l’amphidredge (ses pattes sont mobiles et parfaiement conçes pour flotter sur l’eau ; c’est l’un des engins les plus adapté aux zones marécageuses) ; la dragline (c’est un engin dont le manœuvrée nécessite un sol stable et une berge dégagée).


Le curage mécanique a l’avantage d’aller plus vite grâce au déploiement d’engins adaptés à la tâche. C‘est d’ailleurs pourquoi, « en France, il est employé dans plus de 60 % des cas pour l'extraction des sédiments graveleux et non contaminés depuis les années 1990, toutes voies d’eau confondues ». Cependant, le recours à cette technique peut se révéler coûteux. De plus, il occasionne un endommagement poussé de la berge. Ceci est dû au fait des déplacements des machines utilisées ; elles sont, généralement lourdes. C’est pourquoi, quoique rapide en temps à consacrer à la tâche, le curage mécanique pourrait, au cours des prochaines années être de moins en moins utilisé.

Le curage d’étang à sec

La technique consiste à vider simplement l’étang de son contenu. Asséché, l’étang est plus facile d’accès à toutes sortes d’engins pour le désencombrer de ses envahisseurs c’est-à-dire les matériaux inutiles. Il ne s’agit plus forcément des engins cités plus haut. L’usage d’autres engins mêmes ceux inadaptés au curage d’étangs peuvent être utilisés avec la possibilité offerte par l’assèchement de l’étang de circuler en son fond et de ramasser les matériaux à l’aide d’un bull marais et d’un chargeur ou encore d’une tracto-benne.

Le curage hydraulique ou l’aspirodragage

L’un des plus grands avantages de cette technique est qu’il permet d’éviter l’endommagement de la berge. Le curage hydraulique consiste en une aspiration du mélange d’eau et de vase et à les refouler via une conduite vers un autre basin préparé à cet effet. Cette méthode comme souligné plus haut, ne nécessite aucun déplacement d’engins sur la berge. Certains matériels et équipements spécifiques sont nécessaires à l’ouvrage. On peut citer, entre autres : la drague à désagrégateur horizontal (elle coupe les matières et se sert d’un drainage pour les aspirer vers l’extérieur) ; la drague à désagrégateur rotatif et horizontal (elle est conçue pour retirer les matières lourdes ainsi que la végétation. Sa spécificité est sa capacité de soulèvement et d’égouttage des matières entreposées dans l’étang avant leur aspiration) ; la drague à désagrégateur à pression d’eau ou rotatif (elle rend possible l’extraction de matières par rotation ou par jet d’eau sous pression) ; la pompe immergée (il s’agit d’une pompe qui a la capacité de descendre profondément dans un étang afin d’effectuer le curage de matériels sis en son fond ; elle est conçue pour atteindre un enfoncement de 20 mètres dans l’eau).

La bio-augmentation

Il s’agit d’un curage qualifié de biologique. Cette qualification s’explique par le fait que la technique de la bio-augmentation n’emporte pas un curage à proprement parler. Il fait plutôt appel à un procédé qui consiste en l’utilisation de bactéries bénéfiques naturelles. Celles-ci s’épandent dans le milieu aquatique et abaissent le niveau de vase situé au fond de l’étang. Ce procédé est de plus en plus privilégié eu égard à son efficacité. Seulement, son adoption n’est pas seulement le fait de son caractère efficace. Il s’agit-il, plus encore d’une technique qui ne nécessite pas le recours aux engins spécialisés. L’avantage réside, donc dans le fait qu’il est question d’une technique moins onéreuse. Par ailleurs, la méthode de la bio-augmentation permet de préserver l’écosystème de l’étang en évitant son curage au sens propre du terme. Il est utile de mettre un accent sur la nécessité d’associer à la bio-augmentation l’utilisation d’un aérateur pour étang afin d’oxygéner le milieu aquatique et permettre, ainsi aux bactéries une plus grande efficacité d’action.

Le curage doux

Rare d’utilisation, le curage doux est une technique qui permet d’utiliser une baguernette qui se présente sous la forme d’une puisette pour récupérer les matières qui se sont déposées au fond de l’étang. Il s’agit, au sens technique du terme, d’une opération difficile à mener. Non seulement, la méthode nécessitera un long temps de travaux mais devra, t-elle aussi s’avérer épuisante quand on imagine la taille de la vase qui pourrait être au fond de l’étang.

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